Et pour 2014…

Et pour 2014 je vous souhaite une excellente année, pleine de santé, bonheur et succès dans les projets qui vous tiennent à coeur!

Du coté des eco-TIC et du développement durable, 2013 ne restera probablement pas comme un grand cru.

Au niveau international, je n’arrive pas à trouver de points d’inflexion marquants. Ainsi, la conférence mondiale des Nations Unies sur le changement climatique, COP19, qui se tenait à Varsovie n’a pas amené grand développement. Ironie de l’histoire, au même moment se tenait également à Varsovie un sommet international du charbon, organisé avec le support du gouvernement polonais. Voilà le grand écart auquel on assiste: protéger l’environnement mais pas au détriment d’industries qui le mettent à mal. Ou bien l’exploitation à grande échelle des gaz de schiste aux Etats-Unis repousse une fois de plus les efforts américains vers une transition énergétique.

Au niveau national, je ne peux que déplorer le report de la loi sur la transition énergétique ou encore la suspension de l’écotaxe poids lourds (ou devrait-on dire la pollutaxe).

2013 n’a pas tenu ses promesses concernant les mesures phares. Alors, quel espoir?

Et bien, en février se créait l’Institut de l’économie circulaire, présidé par François-Michel Lambert, député de la circonscription de Gardanne.

titre_5676633L’Institut a pour ambition de fédérer et impliquer tous les acteurs et experts concernés dans une démarche collaborative (institutions, collectivités, entreprises, associations,…). En quelques mois, l’intérêt pour le sujet a grandi et le 16 décembre dernier, une conférence rassemblait trois ministres afin de définir une première feuille de route de la France vis-à-vis de l’économie circulaire.

Une démarche à long terme est initiée en vue d’un projet de loi en 2017. L’Institut se hâte lentement…

Si 2017 semble sûrement un peu lointain, rien n’empêche dès 2014 d’anticiper le mouvement et de créer de l’innovation autour de l’économie circulaire.

Mon livre de chevet durant cette période de fête a été « The Upcycle » de William McDonough et Michael Braungart. Les auteurs de « Cradle to Cradle », l’ouvrage fondateur de l’économie circulaire, publié en 2002. se sont remis au travail en 2013 pour livrer le fruit de leur réflexion à la lumière de leur expérience accumulée pendant ces années. « The Upcycle » n’est aujourd’hui disponible qu’en anglais, mais la traduction française est en cours.

image001-187x300Le livre reprend les principes fondateurs de « Cradle to Cradle » et étend le champ d’application au-delà des produits pour imaginer la ville et la société construite selon ces principes dans une approche globale. La proposition est de réinventer notre monde en partant sur des exigences de design claires dans une dynamique d’amélioration continue. Les perspectives deviennent particulièrement enthousiasmantes puisque le développement durable passe du « Reduce, Reuse, Recycle » (où l’on fait moins mal) au « Redesign, Renew, Regenerate » (où l’on améliore).

Utopie? Doux rêves? Les 217 pages sont abondamment illustrées d’exemples de réalisation ou de pistes de création et prouvent la véracité de l’approche.

Avec William McDonough et Michael Braungart, la crise que nous traversons se transforme en une formidable opportunité d’innovations.

Voilà un superbe chantier à initier dès 2014, non?

Olivier.

Cisco brille au classement Cool IT Leaderboard

Greenpeace évalue tous les ans les sociétés IT sur leur engagement autour de l’écoresponsabilité.

La sixième édition de ce classement –  le Cool IT Leaderboard – vient de sortir et distingue Cisco où nous nous retrouvons à la première place, ex-aqueo avec Google. 🙂

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Greenpeace évalue les entreprises selon trois critères: les solutions mises sur le marché pour réduire l’impact environnemental, les mesures prises pour  réduire l’impact environnemental de l’entreprise et la contribution au débat public.

Les sociétés sont ainsi passées au crible et doivent présenter à Greenpeace leurs initiatives et leurs résultats de manière factuelle.

Greenpeace a notamment apprécié notre engagement sur nos objectifs de réduction d’émission de CO2. Nous avions un objectif de réduction de 25% de nos émissions de CO2 sur la période 2007-2012 (que nous avons satisfait) et nous venons d’annoncer nos nouveaux objectifs à atteindre en 2017: en absolu (- 40% d’émission de CO2), en intensité (-15% par unité de revenu) et l’intégration des énergies renouvelables (25% en 2017). Ce sont de nouveaux chantiers d’innovations éco-responsables qui s’ouvrent à nous!

Si Greenpeace reconnaît la richesse de nos solutions – notamment EnergyWise – et l’efficacité des actions prises pour réduire notre impact environnemental, nous restons pénalisés par nos prises de position sur la scène publique, jugées en retrait par rapport aux leaders de l’industrie.

Vous trouverez ici le rapport complet et  l’analyse sur Cisco.

Bonne lecture,

Olivier.

L’Internet des Objets au secours du changement d’heure

Lors de chaque changement d’heure, les mêmes complaintes reviennent: les enfants sont fatigués et nerveux, les éleveurs se plaignent du changement de rythme imposé à leurs animaux, les personnes travaillant la nuit du changement d’heure travaillent une heure de moins (ou de plus), les malades qui doivent suivre une médication à une heure précise sont perturbées, etc. De nombreuses études soulignent que nos horloges biologiques demandent un peu de temps pour s’ajuster. Pour la majorité d’entre nous, le corps se décale naturellement d’une heure environ en une semaine. Il n’est donc pas étonnant de constater ces mécontentements récurrents.

Et bien sûr la remise à l’heure des horloges mécaniques ou électriques reste une opération complexe, essentiellement manuelle, et coûteuse.

Le pilotage des horloges existe depuis de nombreuses années et nos téléphones voient aujourd’hui leur heure modifiée directement par le réseau. Qu’en est-il des autres horloges?

A l’heure de l’Internet des Objets, la plupart de nos horloges seront bientôt connectées et donc très facilement pilotables à distance. Le protocole NTP (Network Time Protocol) dans sa version 4 définie par la RFC 5905 est désormais adapté à IPv6 et possède des fonctions d’autodécouverte des serveurs NTP, permettant ainsi de récupérer très facilement une heure précise à travers le réseau.

Le docteur allemand Zeitansage de l’Institut Tempus Fugit (Berlin) travaille sur l’optimisation du rapport au temps et a proposé à la Commission Européenne une mise en place progressive du changement d’heure en utilisant les fonctions de pilotage à distance. La proposition du docteur Zeitansage est d’effectuer le changement d’heure au rythme de 5 mn par jour. Ainsi le passage de l’heure d’hiver à l’heure d’été commencerait le 1er avril et se terminerait le 12. Toutes les nuits, à 2h, il serait 2h05. Comme le pilotage des horloges serait automatique, personne ne s’en apercevrait vraiment puisque les horaires des activités ne varieraient pas. Seule l’heure maître serait à modifier et toutes nos horloges suivraient.

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Le professeur Zeitansage (à droite) présente sa montre connectée lors des premiers essais

Ce schéma ne permettra pas facilement de réaliser une expérimentation partielle, car la zone d’expérimentation pourrait ainsi se retrouver décalée de fractions d’heure avec le reste de l’Europe. Nous sommes donc dans le cas d’une transition totale à prévoir. Le plan initial du docteur Zeitansage prévoit l’adoption de ce nouveau schéma de passage d’heure d’hiver à l’heure d’été au 1er avril 2018. En effet, d’ici 5 ans, plus de 95% des horloges auront été remplacées et seront connectées. La Commission Européenne a donné un accord de principe et les pays de l’Union Européenne vont maintenant travailler à l’implémentation dans les pays.

Le décalage progressif vers l’heure d’été sera ainsi facilement supporté par nos horloges biologiques et bien plus facilement accepté par la population.

Voilà une application inattendue de l’Internet des Objets dans notre quotidien!

Olivier.

Transformez le monde avec le Défi Cisco!

Vous voulez transformez le monde? Cisco vous aide!

Cisco lance son Défi, un concours ouvert aux étudiants de l’enseignement supérieur où les entrepreneurs en herbe imagineront et construiront leur projet de création d’activité intégrant de l’innovation et les préoccupations sociales et environnementales.Capture d’écran 2013-03-29 à 19.26.05

Le Défi est l’opportunité d’imaginer de nouveaux usages des TIC pour un monde plus social et plus éco-responsable. A travers le Défi, Cisco et ses partenaires accompagnent les candidats dans leur projet. Une première sélection fin avril retiendra six dossiers. Chacune des équipes sera alors coachée par des collaborateurs Cisco afin d’affiner leur projet qui sera présenté devant le jury début juillet.

L’équipe lauréate bénéficiera non seulement d’une dotation de 30000€, mais aussi de l’accompagnement de Cisco et de ses partenaires.

Vous trouverez plus d’information sur le Défi sur le site de Cisco France: http://www.cisco.com/web/FR/events/ledeficisco/index.html#~tabPresentation

En clair, le Défi est un pur projet Green IT. Ne le laissez pas passer! A vos méninges et à vos claviers!

Olivier.

Réduire les déplacement contraints grâce à SPOT Mairie !

Changer la manière de vivre, se déplacer et d’accéder aux services publics à partir des lieux de vie : le credo de Cisco peut probablement se décliner ainsi.

Le numérique et les applications sur Internet permettent parfois de réduire les distances et de limiter les déplacements contraints, dans un sens favorable à une meilleure empreinte carbone. J’ai eu l’occasion d’évoquer précédemment les télécentres, la HealthPresence  qui s’inscrivent dans cette démarche. Il est temps de vous présenter une Smart Solution appelée « Remote Expert for Government Services », introduite en septembre dernier et qui vient d’être mise en service réel le 25 février 2013 à Nice.

SPOT Mairie, puisque c’est le nom de ce services à Nice, permet d’effectuer ses services administratifs à partir d’un centre commercial appelé Nice Etoile.

Imaginez l’économie de temps et les moindres déplacements occasionnés lorsque vous souhaitez faire une demande d’état civil, vous inscrire  à un programme culturel ou bénéficier d’une autorisation d’occupation de la voie publique pour votre prochain déménagement !

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Spot Mairie, un service au coeur de Nice Etoile
(Source: Mairie de Nice)

Cette solution se présente sous la forme d’une cabine qui englobe de la TelePresence et des outils collaboratifs.

Je vous laisse découvrir la « série 1 des services de proximité » proposée sur l’excellent blog Smart Cities animé par mon collègue Jean-François Balcon, puisque cette série d’articles précise la solution Remote Expert et la manière dont elle est implémentée à Nice Etoile.

Découvrez ici les épisodes de la saison 1 des services de proximité

Episode 1 : Guldborgsund le défi du service de proximite et des finances publiques
Episode 2 : Cisco Remote Expert, une Smart Solution et services publics à proximité
Episode 3 : Cisco Remote Expert et les services de proximite : un schéma ludique
Episode 4 : Les services publics comme tête de gondole ?
Episode 5 : Ca s’est passé hier : SPOT Mairie en première mondiale à Nice
et aussi : Remote expert for Government Services sur le site Cisco corp

Bonne lecture et découvrez la suite de la série sur le blog Smart Cities!

Olivier.

Impact de l’économie circulaire sur les biens de consommations: 700 milliards de dollars d’économie par an!!!

La Fondation Ellen MacArthur a présenté lors du Forum de Davos qui se tenait fin janvier la deuxième édition de son rapport sur l’impact de l’économie circulaire en Europe. L’étude cette année a permis de mettre en évidence la pertinence économique de l’économie circulaire sur le secteur des biens de consommations courantes qui représentent environ 60% de la dépense des ménages. L’étude estime les économies réalisées sur les matières premières par une approche d’économie circulaire à 700 milliards de dollars par an! Et elle n’inclut pas les externalités positives amenées au passage comme l’emploi local ou la prévention de la dégradation des ressources naturelles!

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La première étude publiée l’année passée avait mis en avant l’intérêt de l’économie circulaire pour l’économie européenne et avait estimé des gains sur les matières premières de 380 à 630 milliards de dollars par an sur les secteurs des biens manufacturés (plus spécifiquement les voitures, machines à laver et téléphones mobiles).

Les 101 pages de la nouvelle étude reprennent les fondamentaux de l’économie circulaire, examinent les possibilités de transition, chiffrent les impacts économiques et détaillent les scénarios de transition et les nouveaux modèles à mettre en place.

Les TIC s’avèrent essentielles à tous les stades de l’économie circulaire, depuis l’éco-conception, la fabrication, la mise en place du circuit commercial jusqu’au démantèlement et la réutilisation des ressources.

Voilà une mine d’information et de pistes d’innovations à lire et à s’inspirer au plus vite!

Olivier.

Le Green IT a son Master européen, le PERCCOM!

Jusqu’à présent, les études informatiques et télécoms se focalisaient sur la technologie et traitaient les externalités de manière très secondaire. Face à la montée en puissance des systèmes connectés et leur impact dans notre société, à la fois dans les usages, les organisations, les services et aussi sur l’environnement, un groupe d’universités a lancé un Master Erasmus Mundus sur le « PERvasive Computing & COMmunications for sustainable development » afin de créer une cursus technique sur le Green IT.Capture d’écran 2013-01-27 à 19.07.40

Les Masters Erasmus Mundus constituent des formations d’excellences au sein de l’Union Européenne et proposent des cursus délivrés par plusieurs centres de pointes européens. Dans le cas du Master PERCCOM, l’Université de Lorraine à Nancy délivrera le premier semestre avec notamment des cours de télécommunications, de développement durable et d’économie circulaire.

Cisco fait partie des sociétés partenaires associées et contribuera autour de notre approche sur les Eco-TIC, notamment par des solutions comme EnergyWise.

La première rentrée aura lieu en septembre 2013. Une trentaine d’étudiants seront admis pour cette première promotion. Il est temps de vous inscrire à la sélection si maîtriser les Eco-TIC vous intéresse!

Toutes les informations sur le Master Erasmus Mundus PERCCOM sont sur www.perccom.eu.

Olivier.

Voeux 2013

Depuis le début d’année, je me gratte la tête en me demandant bien comment je pourrai illustrer le bilan 2012 et les perspectives 2013.
Le verre à moitié vide est spontanément l’idée qui me vient en tête, pas très enthousiasmante ni joyeuse (même si le verre pourrait-être remplacé par une coupe de Champagne par certains!).
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2012 sera probablement une année jugée médiocre dans  le domaine de l’éco-responsabilité.

Des innovations sont apparues dans bien des domaines, de l’énergie par exemple (j’ai rendu compte sur ce blog de certaines initiatives en ce sens), les méthodes de mesure d’impact environnemental s’affinent (notamment  pour l’IT), les circuits courts apparaissent dans de nombreux domaines d’activités, etc. La compréhension des problèmes et les solutions pour les résoudre se précisent.

Mais 2012 s’est également illustré par un silence assourdissant vis-à-vis de l’environnement et des irréversibilités qui grandissent. Le sommet de Doha n’a pas fait fondamentalement progresser les positions, la course aux productions d’énergies fossiles est pleinement relancée avec l’engouement sur les gaz de schistes, les règlementations environnementales stagnent, le GIEC continuent de publier des rapports de plus en plus alarmistes sur l’accélération du réchauffement climatique…

Et les solutions proposées par nos gouvernants restent très classiques autour de la relance de la croissance, sans s’attaquer aux causes de la crise économique, sociale et environnementale que nous traversons, sans une approche systémique. Or, comme Albert Einstein le déclarait: « On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré. »

Alors regardons un peu différemment notre verre. Est-il vraiment à moitié vide ou à moitié plein? Ou bien ne peut-on pas le voir totalement plein, rempli de liquide et d’air?

J’aimerai qu’en 2013 des points de vues neufs soit adoptés et mis en oeuvre. L’Express.fr a publié en ce sens 10 idées de personnalités pour changer le monde où l’on retrouve notamment des contributions de Joseph Stiglitz, Jeremy Rifkin, Nicolas Hulot, Martin Hirsch ou Ellen MacArthur. Toutes sont structurantes et permettent une réorientation de nos sociétés vers plus de sens et de justice.

Une jolie manière d’utiliser l’air pour élever le plein…

Je vous souhaite une excellente année 2013 placée sous le signe de l’intelligence, de l’innovation et du coeur.

Olivier.

La plate-forme de gestion de l’énergie à 0 €!

Cisco vient d’annoncer une offre promotionnelle afin d’accélérer l’adoption d’EnergyWise et de la gestion de l’énergie par le réseau IP chez nos clients.

Pour toute commande de commutateur Catalyst 3500/3700 ou 4500E PoE, une licence gratuite d’une plate-forme de gestion d’énergie Joulex, Verdiem ou Computer Associate est fournie. La licence de la plate-forme de gestion d’énergie permet le monitoring de tous les systèmes (systèmes PoE, PC, autres) et le contrôle des systèmes EnergyWise.

De manière plus précise, voici les fonctionnalités disponibles par plate-forme:

Vous trouverez plus de détails sur http://www.cisco.com/go/energywise et notamment une présentation sur le programme.

Bon déploiement d’EnergyWise!

Olivier.

Robert Vassoyan s’exprime sur les Green IT

Robert Vassoyan, Directeur Général de Cisco France, a été interviewé par la revue J3E (Journal de l’Equipement Electrique) sur les contributions des TIC vis-à-vis des enjeux environnementaux. L’entretien est publié dans le numéro de septembre de la revue qui comprend un dossier spécial « Services d’efficacité énergétique – Pour des résultats tangibles et durables ».

Je ne résiste pas au plaisir de partager cet article avec vous.

Bonne lecture!

Olivier.

King Kong et La Science des Villes selon Geoffrey West

New Cities Summit Paris – du 14 au 16 mai 2012
Source : http://www.newcitiesfoundation.org

A l’occasion du sommet New Cities Foundation, le Professeur Geoffrey West du Santa Fe Institute se posait la question  “Are we sustainable ? » (Sommes-nous durables ?), militant ainsi pour une Science des Villes.

Rappelant que les créatures vivantes étaient toutes composées de réseaux (réseaux sanguin, nerveux, lymphatique…) il se lançait dans une ambitieuse comparaison entre la masse des êtres vivants et leur consommation énergétique.

Le modèle naturel serait sans appel : plus la masse est importante, plus le ratio consommation énergétique / masse est allégé, grâce à l’efficacité des réseaux internes.

L’extrapolation du modèle sur les villes confirmerait l’hypothèse selon laquelle la ville de demain pourra améliorer ses ratios par l’efficience des réseaux qui la composent (smartgrids, transport…).

« Quel que soit le continent, quelle que soit sa taille, le doublement de la taille d’une ville conduira à une augmentation organique de 15% de ses facteurs structurels (équipement, taux de criminalité…) et permettra un gain de 15% sur le coût d’exploitation des infrastructures : « L’interdépendance des phénomènes » … ou le renouveau du « Big is beautiful. »

La Science des Villes selon Geoffrey West
(source Steve Juvertson)
(www.flickr.com/photos/jurvetson/45848665)

Les chiffres évoqués en conclusion donnent à réfléchir ; chaque individu consommerait 90 watts par personne pour vivre… sans compter son environnement d’équipements, qui fait pencher la balance vers 11000 Watts par personne (soit un facteur 12)… l’équivalent de la consommation énergétique d’un King Kong de 30 tonnes !

Assurément une autre manière de se regarder dans le miroir…

Pour plus d’information :
A propos de Geoffrey West
Article plus complet sur les intervention à Smart Cities Paris sur le Blog Cisco Smart Cities

Le blog Smart Cities est né!

Peut-être avez-vous remarqué que de nouveaux blogs Cisco France étaient apparus?

Je voulais particulièrement souligner le blog Smart Cities qui s’inscrit clairement dans un domaine d’application des éco-TIC. Le concept de Smart Cities fait référence à l’utilisation des TIC pour fluidifier la ville. Nous avons une initiative Cisco sur le domaine de la ville communicante qui s’appelle Smart + Connected Communities. Deux axes d’optimisation existent: un autour de la performance de la ville et l’autre autour des services aux habitants. L’axe d’optimisation de la performance de la ville concerne la sûreté, la gestion de l’énergie, la gestion de l’immobilier, la logistique et les transports. Celui lié aux services aux habitants s’intéresse aux relations avec l’administration, la santé, les loisirs et l’éducation.

Les TIC  deviennent structurantes dans la ville et déterminent la palette de services et le niveau de pilotage que l’on peut en avoir. Le blog Smart Cities l’illustrera et vous y retrouverez de nombreux usages qui transforment notamment l’impact environnemental. Dans les premiers articles, vous y découvrirez les offres de Telepresence publiques qui commencent à apparaître en France et redéfinissent une nouvelle éco-mobilité.

Je vous souhaite une bonne lecture du blog Smart Cities!

Olivier.

L’ADEME s’intéresse à l’économie circulaire

L’ADEME, l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, s’intéresse à l’économie circulaire et a lancé un AMI, ou Appel à Manifestation d’Intérêt sur le thème des biens et services éco-conçus et services industriels.

L’AMI a été lancé le 16 décembre dernier, se clôture le 15 mai et je dois avouer que je viens seulement de le découvrir. 😦

Une enveloppe totale de 200 M€ est mobilisable pour les projets qui seront retenus. Les domaines suggérés dans l’AMI concernent notamment la grande consommation, l’agro-alimentaire, l’hôtellerie, la restauration, les produits et matières de recyclage,… ; cette liste n’étant pas pour autant restrictive à ces thèmes.

J’ai lu attentivement le document et je n’ai pas trouvé de sujet où Cisco pourrait directement participer. Nous avons en effet la plus grosse partie de notre engineering hors de France et la plupart de nos services sont définis de manière globale ou au moins à l’échelle européenne. Difficile donc de participer sur la partie éco-conception de produits ou de services en France.

Par contre, les thèmes proposés demandent la mise en place de nouveaux circuits, courts de préférence. Et la contribution des solutions de collaboration est essentielle pour mettre en relation et accompagner la création de ces nouveaux circuits à travers des places de marché en ligne par exemple. Et là, Cisco peut contribuer! 🙂

Cet AMI est une excellente initiative pour accélérer l’adoption de l’économie circulaire à travers des réalisations concrètes.

J’espère que des postulants nous contacteront afin de travailler sur les aspects TIC de leurs projets…

Olivier.

Les TIC s’intéressent au stockage de l’énergie

Depuis quelques années les TIC s’intéressent au contrôle de l’énergie. Les initiatives autour du Smart Grid sont maintenant bien connues et se déclinent par des solutions de contrôle du réseau de transport primaire et secondaire, des solutions autour du compteur communiquant et des solutions dédiées au contrôle de l’énergie dans le bâtiment résidentiel, industriel ou tertiaire. L’objectif est de fournir, grâce aux TIC, la vision et le contrôle en temps réel du réseau électrique. L’électricité est en effet une énergie de flux, difficile à stocker, et qui nécessite en permanence une équilibrage du réseau entre les systèmes de production et les systèmes de consommation.

Une manière de simplifier l’équilibrage du réseau serait de pouvoir stocker massivement l’énergie lors des surplus de production et de pouvoir consommer cette énergie stockée lors des appels de puissance. Les barrages sont utilisés à cet effet, mais le potentiel hydraulique est largement réalisé et les nouveaux sites sont rares.

Des progrès encourageant ont déjà été enregistrées dans les solutions Smart Grid et les TIC envisagent maintenant de s’attaquer à la question du stockage de l’énergie. L’idée est de mettre la loi (ou la conjecture) de Moore au service du stockage. Dans les TIC, la densité des composants double tous les 18 mois. Il serait intéressant d’obtenir la même dynamique dans le stockage d’énergie.

La loi de Moore appliquée aux processeurs

Or, des progrès considérables ont été effectués dans les mémoires. Les mémoires stockent des bits d’information à base de technologies magnétiques (disques durs) ou électroniques (mémoires flash). S’il est possible de transformer l’énergie magnétique en énergie électrique (cf les équations de Maxwell), la piste des mémoires flash semble plus simple et plus prometteuse, car les mémoires flash stockent de l’information ET aussi de l’énergie directement sous forme électrique (les électrons).

L’idée est donc simple: en augmentant les capacités mémoire, on augmente la quantité d’électrons et donc l’énergie stockée.

Les premiers prototypes reposent sur des mémoires flash dopées suivant la technologie Gordon (probablement en hommage à Gordon Moore), Gordon étant l’acronyme de Good Old Repository of DC current Over Network.

L’interface de connexion repose sur les nouvelles évolutions de l’USB 3.0 qui permettra bientôt de transférer jusqu’à 100W.

Avec les progrès des capacités des mémoires flash, l’industrie des TIC espère ainsi totalement transformer en quelques années  le stockage de l’énergie. Si les prototypes actuels stockent quelques Wh, nous pouvons espérer en dix ans, multiplier la puissance disponible par 128 et obtenir dans une quinzaine d’années quelques KWh… Il sera prochainement possible de disposer dans la poche d’une puissance élevée, mobilisable instantanément, simple à transférer et utilisable de manière universelle grâce à l’interface USB.

Les TIC sont donc en passe de résoudre les problèmes du contrôle et du stockage de l’électricité.

La mémoire flash Gordon est-elle destinée à sauver le monde de l’énergie?

Olivier.

L’immobilier se met au vert

J’interviens depuis plusieurs années sur le sujet de la transformation du bâtiment et de l’immobilier grâce aux technologies de l’information et de la communication. Le sujet a connu un très fort engouement vers 2008, puis j’ai senti que l’intérêt diminuait peu à peu. Les interventions étaient très bien reçues, suscitaient beaucoup de discussions, mais débouchaient rarement sur des projets de transformation.

Depuis quelques mois, je suis à nouveau très sollicité et je sens que les motivations sont différentes. L’heure n’est plus à la veille technologique mais à envisager la mise en place de nouveaux schémas dans l’immobilier. Les divers intervenants de l’immobilier ont muri dans la place du numérique, les préoccupations autour du développement durable augmentent, le coût de l’énergie et de l’immobilier pèse de plus en plus lourd dans les comptes.

J’ai ainsi été invité à présenter au MIPIM (le Marché International des Professionnels de l’Immobilier) à Cannes qui réunissait près de 20000 personnes venant du monde entier. Le salon, qui occupait tout le palais des festivals, débordait également dans de grandes tentes ou des pavillons autour. Tous les acteurs de l’immobilier étaient présents: villes et régions, promoteurs, banques, constructeurs, équipementiers, architectes, etc. J’intervenais dans l’espace Building Innovation où le mot d’ordre était « Think Smart, Build value ».

Il était frappant de constater que le développement durable et la maîtrise de l’énergie étaient affichés dans les priorités des participants.

Si les intentions autour du développement durable étaient explicites, j’ai trouvé que les pistes pour y parvenir n’étaient pas toujours bien nettes.

Ainsi, la contribution des TIC n’est pas toujours bien évaluée. Les systèmes de gestion de l’énergie sont évoqués, permettant d’avoir un pilotage en temps réel du bâtiment, mais le modèle global reste encore bien traditionnel. Les dimensions de transformation de l’immobilier offerts par la mobilité et la collaboration sont trop rarement considérées. La bonne nouvelle est que le numérique commence à être considéré et la création de l’espace Building Innovation au MIPIM est révélateur (même si l’innovation n’est pas que numérique).

Pourtant, des solutions déployées et les modèles économiques existent à travers le monde. Mais les rythmes d’évolution du secteur immobilier ne sont pas les mêmes que dans celui des technologies de l’information et la meilleure pratique y prend beaucoup plus de temps pour devenir la pratique courante.

Alors je continue mes interventions publiques (la prochaine aura lieu lors du salon Bureaux Expo le 3 avril prochain) et mes rendez-vous sur des projets de refonte immobilière. Et au fil des projets, je constate que les TIC sont prises en compte plus tôt dans le cycle de vie du bâtiment, que nous sommes contactés par les services généraux ou les équipes immobilières et non plus seulement par les directions informatiques. L’idée de l’IP comme quatrième fluide du bâtiment, au même titre que l’eau, le gaz et l’électricité, fait son chemin. Le réseau IP permet de décloisonner l’information et de redéfinir la palette de services destinés aux occupants (mobilité, collaboration, information, …) ou à la performance du bâtiment (gestion des énergies, maintenance, occupation,…). Le numérique est une des clés de la transformation du bâtiment vers le bâtiment durable, qui fournit des services aux occupants tout en respectant l’environnement par la maîtrise des ressources.

L’immobilier se met au vert, mais d’un vert encore un peu pâle…

Olivier.

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