Les six règles de l’éco-efficience

Lors de la conférence 10+1 organisée par la Fondation Ellen Mac Arthur,  Stef Kranendijk, CEO de la société Desso, très engagé pour transformer son entreprise vers l’économie circulaire a rappelé les six règles de l’éco-efficience:

1) avoir une empreinte positive

2) augmenter la qualité de la vie et de l’environnement

3) réutiliser les matériaux en fin de vie (concevoir le produit pour un démantèlement facile)

4) utiliser des matériaux recyclés comme source de matières premières

5) n’employer que des matériaux 100% sains pour les humains

6) utiliser des énergies renouvelables

C’est simple, non? Nous avons un cadre intéressant à suivre pour l’industrie des TIC…

Olivier.

La Fondation Ellen Mac Arthur hisse les voiles

J’ai eu la chance de participer à l’événenement 10+1 organisé à Bradford (nord de l’Angleterre) par la Fondation Ellen Mac Arthur. 10+1 marquait le lancement de l’activité de la Fondation et rassemblait les spécialistes du domaine de l’économie circulaire. En deux jours, les diverses facettes de l’économie circulaire ont été abordées, depuis les fondamentaux théoriques jusqu’aux incitations gouvernementales en passant par le rôle de la finance, l’urbanisation, la chimie verte, des exemples de mise en oeuvre, la production alimentaire, le biomimétisme, etc. Je ne me lancerai pas dans un résumé des 11 (10+1) sessions, je voudrais seulement souligner le sentiment de surprise et d’enthousiasme de l’assistance à découvrir un nouveau monde de possibles et d’innovations.

Les bases de l’économie circulaire redéfinissent la notion de production basée sur l’efficience plutôt que sur l’efficacité. Etre efficace, c’est produire plus avec autant (ou produire autant avec moins). Le seul problème est que, très souvent, la production elle-même repose sur des bases non soutenables. L’efficacité ne fait que reculer l’échéance de la disparition définitive des matières premières. Etre efficient, c’est produire sur des bases d’empreinte positive. La question de la consommation n’est plus alors un problème, puisque l’on ne produit plus de déchets ultimes et que, comme dans un écosystème naturel, le produit en fin de vie devient ressource pour d’autres produits. Dans un monde d’économie circulaire, le futur apparaît nettement plus optimiste. La consommation devient alors une source d’enrichissement pour l’environnement et la société.

Comme le  professeur Michael Braungart, un des pères fondateurs de la théorie du berceau au berceau, déclarait lors de la session d’ouverture: « Le soutenable est ennuyeux. C’est juste le minimum. Si je vous demande: « Comment est votre relation amoureuse? » et que vous me répondez « Soutenable », je serais désolé pour vous. Soutenable c’est être le moins mauvais possible, juste un degré acceptable, pour s’en accommoder. Ce que nous devons obtenir c’est d’être bon, pas moins mauvais. »

La Fondation Ellen Mac Arthur a hissé les voiles et compte bien nous emmener dans ce voyage passionnant de la transition de nos économies vers l’économie circulaire.

Olivier.

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