Cisco brille au classement Cool IT Leaderboard

Greenpeace évalue tous les ans les sociétés IT sur leur engagement autour de l’écoresponsabilité.

La sixième édition de ce classement –  le Cool IT Leaderboard – vient de sortir et distingue Cisco où nous nous retrouvons à la première place, ex-aqueo avec Google. 🙂

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Greenpeace évalue les entreprises selon trois critères: les solutions mises sur le marché pour réduire l’impact environnemental, les mesures prises pour  réduire l’impact environnemental de l’entreprise et la contribution au débat public.

Les sociétés sont ainsi passées au crible et doivent présenter à Greenpeace leurs initiatives et leurs résultats de manière factuelle.

Greenpeace a notamment apprécié notre engagement sur nos objectifs de réduction d’émission de CO2. Nous avions un objectif de réduction de 25% de nos émissions de CO2 sur la période 2007-2012 (que nous avons satisfait) et nous venons d’annoncer nos nouveaux objectifs à atteindre en 2017: en absolu (- 40% d’émission de CO2), en intensité (-15% par unité de revenu) et l’intégration des énergies renouvelables (25% en 2017). Ce sont de nouveaux chantiers d’innovations éco-responsables qui s’ouvrent à nous!

Si Greenpeace reconnaît la richesse de nos solutions – notamment EnergyWise – et l’efficacité des actions prises pour réduire notre impact environnemental, nous restons pénalisés par nos prises de position sur la scène publique, jugées en retrait par rapport aux leaders de l’industrie.

Vous trouverez ici le rapport complet et  l’analyse sur Cisco.

Bonne lecture,

Olivier.

L’Internet des Objets au secours du changement d’heure

Lors de chaque changement d’heure, les mêmes complaintes reviennent: les enfants sont fatigués et nerveux, les éleveurs se plaignent du changement de rythme imposé à leurs animaux, les personnes travaillant la nuit du changement d’heure travaillent une heure de moins (ou de plus), les malades qui doivent suivre une médication à une heure précise sont perturbées, etc. De nombreuses études soulignent que nos horloges biologiques demandent un peu de temps pour s’ajuster. Pour la majorité d’entre nous, le corps se décale naturellement d’une heure environ en une semaine. Il n’est donc pas étonnant de constater ces mécontentements récurrents.

Et bien sûr la remise à l’heure des horloges mécaniques ou électriques reste une opération complexe, essentiellement manuelle, et coûteuse.

Le pilotage des horloges existe depuis de nombreuses années et nos téléphones voient aujourd’hui leur heure modifiée directement par le réseau. Qu’en est-il des autres horloges?

A l’heure de l’Internet des Objets, la plupart de nos horloges seront bientôt connectées et donc très facilement pilotables à distance. Le protocole NTP (Network Time Protocol) dans sa version 4 définie par la RFC 5905 est désormais adapté à IPv6 et possède des fonctions d’autodécouverte des serveurs NTP, permettant ainsi de récupérer très facilement une heure précise à travers le réseau.

Le docteur allemand Zeitansage de l’Institut Tempus Fugit (Berlin) travaille sur l’optimisation du rapport au temps et a proposé à la Commission Européenne une mise en place progressive du changement d’heure en utilisant les fonctions de pilotage à distance. La proposition du docteur Zeitansage est d’effectuer le changement d’heure au rythme de 5 mn par jour. Ainsi le passage de l’heure d’hiver à l’heure d’été commencerait le 1er avril et se terminerait le 12. Toutes les nuits, à 2h, il serait 2h05. Comme le pilotage des horloges serait automatique, personne ne s’en apercevrait vraiment puisque les horaires des activités ne varieraient pas. Seule l’heure maître serait à modifier et toutes nos horloges suivraient.

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Le professeur Zeitansage (à droite) présente sa montre connectée lors des premiers essais

Ce schéma ne permettra pas facilement de réaliser une expérimentation partielle, car la zone d’expérimentation pourrait ainsi se retrouver décalée de fractions d’heure avec le reste de l’Europe. Nous sommes donc dans le cas d’une transition totale à prévoir. Le plan initial du docteur Zeitansage prévoit l’adoption de ce nouveau schéma de passage d’heure d’hiver à l’heure d’été au 1er avril 2018. En effet, d’ici 5 ans, plus de 95% des horloges auront été remplacées et seront connectées. La Commission Européenne a donné un accord de principe et les pays de l’Union Européenne vont maintenant travailler à l’implémentation dans les pays.

Le décalage progressif vers l’heure d’été sera ainsi facilement supporté par nos horloges biologiques et bien plus facilement accepté par la population.

Voilà une application inattendue de l’Internet des Objets dans notre quotidien!

Olivier.

Réduire les déplacement contraints grâce à SPOT Mairie !

Changer la manière de vivre, se déplacer et d’accéder aux services publics à partir des lieux de vie : le credo de Cisco peut probablement se décliner ainsi.

Le numérique et les applications sur Internet permettent parfois de réduire les distances et de limiter les déplacements contraints, dans un sens favorable à une meilleure empreinte carbone. J’ai eu l’occasion d’évoquer précédemment les télécentres, la HealthPresence  qui s’inscrivent dans cette démarche. Il est temps de vous présenter une Smart Solution appelée « Remote Expert for Government Services », introduite en septembre dernier et qui vient d’être mise en service réel le 25 février 2013 à Nice.

SPOT Mairie, puisque c’est le nom de ce services à Nice, permet d’effectuer ses services administratifs à partir d’un centre commercial appelé Nice Etoile.

Imaginez l’économie de temps et les moindres déplacements occasionnés lorsque vous souhaitez faire une demande d’état civil, vous inscrire  à un programme culturel ou bénéficier d’une autorisation d’occupation de la voie publique pour votre prochain déménagement !

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Spot Mairie, un service au coeur de Nice Etoile
(Source: Mairie de Nice)

Cette solution se présente sous la forme d’une cabine qui englobe de la TelePresence et des outils collaboratifs.

Je vous laisse découvrir la « série 1 des services de proximité » proposée sur l’excellent blog Smart Cities animé par mon collègue Jean-François Balcon, puisque cette série d’articles précise la solution Remote Expert et la manière dont elle est implémentée à Nice Etoile.

Découvrez ici les épisodes de la saison 1 des services de proximité

Episode 1 : Guldborgsund le défi du service de proximite et des finances publiques
Episode 2 : Cisco Remote Expert, une Smart Solution et services publics à proximité
Episode 3 : Cisco Remote Expert et les services de proximite : un schéma ludique
Episode 4 : Les services publics comme tête de gondole ?
Episode 5 : Ca s’est passé hier : SPOT Mairie en première mondiale à Nice
et aussi : Remote expert for Government Services sur le site Cisco corp

Bonne lecture et découvrez la suite de la série sur le blog Smart Cities!

Olivier.

Impact de l’économie circulaire sur les biens de consommations: 700 milliards de dollars d’économie par an!!!

La Fondation Ellen MacArthur a présenté lors du Forum de Davos qui se tenait fin janvier la deuxième édition de son rapport sur l’impact de l’économie circulaire en Europe. L’étude cette année a permis de mettre en évidence la pertinence économique de l’économie circulaire sur le secteur des biens de consommations courantes qui représentent environ 60% de la dépense des ménages. L’étude estime les économies réalisées sur les matières premières par une approche d’économie circulaire à 700 milliards de dollars par an! Et elle n’inclut pas les externalités positives amenées au passage comme l’emploi local ou la prévention de la dégradation des ressources naturelles!

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La première étude publiée l’année passée avait mis en avant l’intérêt de l’économie circulaire pour l’économie européenne et avait estimé des gains sur les matières premières de 380 à 630 milliards de dollars par an sur les secteurs des biens manufacturés (plus spécifiquement les voitures, machines à laver et téléphones mobiles).

Les 101 pages de la nouvelle étude reprennent les fondamentaux de l’économie circulaire, examinent les possibilités de transition, chiffrent les impacts économiques et détaillent les scénarios de transition et les nouveaux modèles à mettre en place.

Les TIC s’avèrent essentielles à tous les stades de l’économie circulaire, depuis l’éco-conception, la fabrication, la mise en place du circuit commercial jusqu’au démantèlement et la réutilisation des ressources.

Voilà une mine d’information et de pistes d’innovations à lire et à s’inspirer au plus vite!

Olivier.

Le Green IT a son Master européen, le PERCCOM!

Jusqu’à présent, les études informatiques et télécoms se focalisaient sur la technologie et traitaient les externalités de manière très secondaire. Face à la montée en puissance des systèmes connectés et leur impact dans notre société, à la fois dans les usages, les organisations, les services et aussi sur l’environnement, un groupe d’universités a lancé un Master Erasmus Mundus sur le « PERvasive Computing & COMmunications for sustainable development » afin de créer une cursus technique sur le Green IT.Capture d’écran 2013-01-27 à 19.07.40

Les Masters Erasmus Mundus constituent des formations d’excellences au sein de l’Union Européenne et proposent des cursus délivrés par plusieurs centres de pointes européens. Dans le cas du Master PERCCOM, l’Université de Lorraine à Nancy délivrera le premier semestre avec notamment des cours de télécommunications, de développement durable et d’économie circulaire.

Cisco fait partie des sociétés partenaires associées et contribuera autour de notre approche sur les Eco-TIC, notamment par des solutions comme EnergyWise.

La première rentrée aura lieu en septembre 2013. Une trentaine d’étudiants seront admis pour cette première promotion. Il est temps de vous inscrire à la sélection si maîtriser les Eco-TIC vous intéresse!

Toutes les informations sur le Master Erasmus Mundus PERCCOM sont sur www.perccom.eu.

Olivier.

La plate-forme de gestion de l’énergie à 0 €!

Cisco vient d’annoncer une offre promotionnelle afin d’accélérer l’adoption d’EnergyWise et de la gestion de l’énergie par le réseau IP chez nos clients.

Pour toute commande de commutateur Catalyst 3500/3700 ou 4500E PoE, une licence gratuite d’une plate-forme de gestion d’énergie Joulex, Verdiem ou Computer Associate est fournie. La licence de la plate-forme de gestion d’énergie permet le monitoring de tous les systèmes (systèmes PoE, PC, autres) et le contrôle des systèmes EnergyWise.

De manière plus précise, voici les fonctionnalités disponibles par plate-forme:

Vous trouverez plus de détails sur http://www.cisco.com/go/energywise et notamment une présentation sur le programme.

Bon déploiement d’EnergyWise!

Olivier.

Robert Vassoyan s’exprime sur les Green IT

Robert Vassoyan, Directeur Général de Cisco France, a été interviewé par la revue J3E (Journal de l’Equipement Electrique) sur les contributions des TIC vis-à-vis des enjeux environnementaux. L’entretien est publié dans le numéro de septembre de la revue qui comprend un dossier spécial « Services d’efficacité énergétique – Pour des résultats tangibles et durables ».

Je ne résiste pas au plaisir de partager cet article avec vous.

Bonne lecture!

Olivier.

Le blog Smart Cities est né!

Peut-être avez-vous remarqué que de nouveaux blogs Cisco France étaient apparus?

Je voulais particulièrement souligner le blog Smart Cities qui s’inscrit clairement dans un domaine d’application des éco-TIC. Le concept de Smart Cities fait référence à l’utilisation des TIC pour fluidifier la ville. Nous avons une initiative Cisco sur le domaine de la ville communicante qui s’appelle Smart + Connected Communities. Deux axes d’optimisation existent: un autour de la performance de la ville et l’autre autour des services aux habitants. L’axe d’optimisation de la performance de la ville concerne la sûreté, la gestion de l’énergie, la gestion de l’immobilier, la logistique et les transports. Celui lié aux services aux habitants s’intéresse aux relations avec l’administration, la santé, les loisirs et l’éducation.

Les TIC  deviennent structurantes dans la ville et déterminent la palette de services et le niveau de pilotage que l’on peut en avoir. Le blog Smart Cities l’illustrera et vous y retrouverez de nombreux usages qui transforment notamment l’impact environnemental. Dans les premiers articles, vous y découvrirez les offres de Telepresence publiques qui commencent à apparaître en France et redéfinissent une nouvelle éco-mobilité.

Je vous souhaite une bonne lecture du blog Smart Cities!

Olivier.

L’ADEME s’intéresse à l’économie circulaire

L’ADEME, l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, s’intéresse à l’économie circulaire et a lancé un AMI, ou Appel à Manifestation d’Intérêt sur le thème des biens et services éco-conçus et services industriels.

L’AMI a été lancé le 16 décembre dernier, se clôture le 15 mai et je dois avouer que je viens seulement de le découvrir. 😦

Une enveloppe totale de 200 M€ est mobilisable pour les projets qui seront retenus. Les domaines suggérés dans l’AMI concernent notamment la grande consommation, l’agro-alimentaire, l’hôtellerie, la restauration, les produits et matières de recyclage,… ; cette liste n’étant pas pour autant restrictive à ces thèmes.

J’ai lu attentivement le document et je n’ai pas trouvé de sujet où Cisco pourrait directement participer. Nous avons en effet la plus grosse partie de notre engineering hors de France et la plupart de nos services sont définis de manière globale ou au moins à l’échelle européenne. Difficile donc de participer sur la partie éco-conception de produits ou de services en France.

Par contre, les thèmes proposés demandent la mise en place de nouveaux circuits, courts de préférence. Et la contribution des solutions de collaboration est essentielle pour mettre en relation et accompagner la création de ces nouveaux circuits à travers des places de marché en ligne par exemple. Et là, Cisco peut contribuer! 🙂

Cet AMI est une excellente initiative pour accélérer l’adoption de l’économie circulaire à travers des réalisations concrètes.

J’espère que des postulants nous contacteront afin de travailler sur les aspects TIC de leurs projets…

Olivier.

Parlez-vous négaWatt?

La transition vers une société durable, basée sur des principes de l’économie circulaire demande à revoir les cycles de production et à travailler sur une éco-conception où les ressources sont préservées tout au long du cycle de vie du produit. Elle demande aussi à recourir à des énergies renouvelables pour toutes les transformations. L’énergie est donc un élément structurant de nos sociétés.  Et en France, nous ne produisons qu’environ 14% de notre énergie à partir de d’énergies renouvelables (essentiellement hydraulique)…

Comment réussir la transition énergétique ?

C’est l’exercice auquel s’est prêté l’association négaWatt qui vient de publier la troisième révision d’un scénario de transition énergétique de 2011 à 2050 dans un épais ouvrage intitulé le Manifeste négaWatt (publié aux éditions Actes Sud – 20€ chez tous les bons libraires).


Cette étude, unique au monde, est issue de l’association négaWatt composée de spécialistes de l’énergie, travaillant sur une approche systémique de la question de l’énergie à l’échelle d’un pays.

Le livre reprend les enjeux, la situation actuelle, la méthode de transition utilisée et propose un scénario de transition réaliste. Il se lit comme un roman ! Sauf que nous sommes dans la vraie vie et que les solutions proposées ne relèvent pas de la science-fiction… Toutes les technologies décrites sont disponibles aujourd’hui et s’il y aura des innovations dans le domaine des énergies renouvelables dans les 40 prochaines années, le scénario ne dépend pas d’elles pour être viable. Ces innovations ne rendront la transition que plus facile ! Encore faut-il s’engager dans cette voie…

Les piliers du plan

Le scénario négaWatt repose sur trois piliers : la sobriété énergétique, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables.

Sobriété énergétique ne signifie pas indigence ou pénurie. Il n’est pas question d’un hypothétique retour à la bougie mais de partir précisément de nos besoins en énergie dans  les trois usages de l’énergie : la chaleur (et le froid), la mobilité et l’électricité spécifique (éclairage, électroménager, informatique, électronique, force motrice) pour remonter ensuite vers les solutions de fourniture d’énergie primaire.

L’association négaWatt a ainsi collecté et analysé des milliers de paramètres et construit un modèle numérique afin de  simuler le scénario de transition heure par heure jusqu’en 2050 ! En effet, l’électricité est une énergie de flux qui se stocke assez difficilement et il faut en permanence équilibrer le réseau. Les technologies de Smart Grid sont importantes dans ce contexte…

Une pépite : la méthanation

Le scénario négaWatt privilégie la transition douce et la réutilisation de l’existant. J’ai particulièrement apprécié la pépite de l’utilisation de la méthanation.

L’électricité se stocke mal. Aujourd’hui, le surplus électrique est principalement stocké avec de l’hydraulique, en turbinant l’eau à l’aval des barrages vers la retenue d’eau du barrage. Des travaux sont en cours autour du stockage en chaleur, en hydrogène, en air comprimé, mais aucune solution n’est facilement déployable à grande échelle.

La proposition du scénario négaWatt est d’utiliser un procédé inventé par Paul Sabatier, récompensé en 1912 par le prix Nobel de chimie : la méthanation (ou réaction de Sabatier). Ironie de l’histoire, le prix Nobel 1911 de chimie avait été décerné à Marie Curie pour ses travaux sur la radioactivité et a – quelques décennies plus tard – conduit au nucléaire ! Il est peut-être temps de donner à la méthanation sa chance…

La méthanation permet de produire du méthane (CH4) à partir de dihydrogène (H2) et de gaz carbonique (C02). Le méthane compose l’essentiel du gaz naturel (le gaz de ville). La production d’hydrogène peut aisément s’effectuer à partir de l’hydrolyse de l’eau avec de l’électricité. Le gaz carbonique peut être récupéré auprès des processus industriels utilisant la combustion.

L’idée est donc d’utiliser le surplus d’électricité produit par les systèmes renouvelables (éolien, photovoltaïque, biomasse) pour produire de l’hydrogène qui est transformé par méthanation en méthane.

Le méthane est ensuite injecté dans le réseau de gaz pour être stocké et distribué partout en France! Le réseau de distribution de gaz dessert en effet 70% de la population française!

L’électricité, énergie de flux, est ainsi transformée en gaz naturel renouvelable, énergie de stock !

Cerise sur le gâteau, le gaz est très facilement utilisable dans les moteurs à explosion classiques et peut donc servir à substituer au pétrole le carburant de nos voitures. Il faut seulement changer le réservoir de carburant et le carburateur… La combustion ne génère que du CO2 (pas de particules). La question du vecteur énergétique pour la mobilité est donc correctement solutionnée, sans bouleverser totalement le modèle actuel.

Quelle pépite !

Une approche systémique

Le scénario négaWatt ne se limite pas à l’énergie et inclut les questions de l’utilisation des ressources naturelles (pour la nourriture notamment) ou encore l’aspect social (avec la création d’emplois).

L’objectif est de « Léguer à nos descendants non pas des fardeaux et des coûts, mais des bienfaits et des rentes ».

Le manifeste négaWatt fournit un scénario de transition basé sur 10 mesures principales concrètes; elles assurent les orientations structurantes.

Et dès 2045, la France devient autonome à 91% en énergie!

Cette autonomie énergétique a bien sûr une répercussion forte en termes économiques (importations), environnementaux et sociaux (stabilité, des prix, emplois non délocalisables).

N’est-ce pas du développement durable?

Et les éco-TIC?

Les éco-TIC ne sont pas oubliées. Déjà la simulation a été essentielle pour confirmer la véracité du scénario. Et elles sont largement utilisées dans la gestion des énergies (smart grid, efficacité énergétique) comme dans la transformation d’usages (éco-mobilité, mise en place de circuits courts, télécentres (appelés hotels d’activité), etc.).

Quelle suite?

Pendant longtemps, les réponses de nos gouvernants sur la transition énergétiques vers les énergies renouvelables se limitaient à un laconique « ce n’est juste pas possible techniquement». L’association négaWatt prouve le contraire.

La question ne se pose plus maintenant sur le thème de la faisabilité mais sur un choix de société.

Voulons-nous vivre dans une société réellement durable ?

Olivier.

PS : lisez et faîtes circuler ce manifeste négaWatt ! Le débat doit progresser…

Les technologies de l’information vont jouer un rôle primordial dans la réduction des émissions de CO2

Voilà le playdoyer (que je partage) que Laurent Blanchard, Directeur Général Cisco France et vice-président Cisco Europe, défendait lors d’une tribune publiée le 1er avril dans le journal Les Echos.

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L’article est suffisamment pertinent et explicite pour que je le republie tel quel:

« Si les nouvelles technologies restent très énergivores, leur apport dans la réduction des gaz à effet de serre est primordial. Le développement urbain, le transport et l’industrie sont particulièrement concernés.

Quand on parle de Green IT, il faut distinguer deux concepts : d’une part la manière dont les technologies de l’information et de la communication (TIC) peuvent diminuer leurs propres émanations de gaz carbonique et d’autre part, le rôle que jouent les TIC dans la réduction énergétique de la planète. Ce que l’on peut appeler IT for Green.
Concernant le premier, et même si cela ne représente que 30% de la consommation énergétique mondiale, il faut être clair : les TIC sont énergivores et des progrès doivent encore être accomplis. Le développement de l’informatique dans tous les pans de l’activité humaine et l’utilisation massive des ordinateurs, réseaux, et autres écrans… n’est pas sans incidence sur le bilan carbone. Sans parler des grandes fermes de serveurs mises en place à travers le monde – notamment pour gérer la croissance du cloud Computing – et qui réclament d’énormes capacités en électricité et en bande passante.
Néanmoins, depuis quelques années, les industriels font de gros efforts pour diminuer cette empreinte carbone : ainsi la virtualisation des serveurs permet de réduire considérablement la consommation des data centers. Par ailleurs, les périphériques, les téléphones portables et les box Internet sont de plus en plus souvent conçus dans une démarche d’éco-responsabilité. Enfin ce qui est rassurant, c’est que cette conscience politique n’émane pas seulement des pays matures : les pays émergents au premier rang desquels figure la Chine sont également engagés dans cette voie.

Les TICs aident au désenclavement des régions

Mais ce qui me semble aussi très important, c’est la manière dont les TIC vont pouvoir aider à réduire les 97% de C02 émanant des autres activités. Et là, je suis très optimiste. Car si l’on prend les trois grands facteurs polluants de la planète – à savoir les villes, les industries et les transports aériens – on s’aperçoit que les TIC apportent à chacun des solutions de réduction de CO2.
Prenons les villes : l’enjeu dans les années à venir va être de réguler les flux c’est à dire réduire les déplacements de la périphérie vers le centre. Or un tel schéma n’est pas concevable sans les TIC qui autorisent le travail à distance et/ou collaboratif comme on le voit dans l’expérience menée actuellement dans la périphérie d’Amsterdam avec la mise en place des Smart Work Centers.
Par ailleurs, si l’on veut éviter que demain nos villes deviennent des mégalopoles ingérables, il faut dès à présent pousser au désenclavement des régions. Et là encore, les TIC ont un rôle primordial ajouer en permettant aux individus de travailler et de disposer des services (télémédecine, enseignement à distance, transport en commun…) in situ sans devoir partir en ville. Quant aux transports et à l’industrie, on conçoit sans peine l’apport des technologies dans leur réduction de CO2. Que ce soit pour limiter les déplacements (notamment grâce aux systèmes de Télé-présence et de vidéoconférence ) ou pour produire mieux et plus propre grâce à des capteurs connectés qui vont permettre de contrôler les dépenses énergétiques.
Je suis confiant car aujourd’hui, tout le monde, même dans la classe politique, a conscience que le Green ne peut plus se concevoir sans l’IT. Et demain, on verra sans doute naître une nouvelle filière consacrée à l’énergie numérique. »

Vous pouvez retrouver les points de vue de Laurent Blanchard sur son blog.

Olivier.

Le PoE sous haute tension

Le PoE accélère encore son évolution! Après les 15,4W, puis les 25W et bientôt le 52W disponibles sur cuivre (voir les articles « PoE+ ou que faire avec 25W sur 100m? » et « Le PoE redéfinit la distribution électrique« ), voilà que les laboratoires de recherche travaillent sur deux domaines d’innovation autour de la distribution d’énergie sur Ethernet: le PoEWI et le PoEFI!

Le PoEWI ou PoE WIFi permet le transport d’énergie sur WiFi. Le PoEWI utilise la technologie d‘induction électromagnétique pour transmettre l’énergie. Deux variantes sont en cours de développement, selon le type d’antenne utilisée. La première option consiste à déployer une  antenne à câble radiant dans une topologie en boucle qui court dans la pièce. L’énergie est alors distribuée aux clients WiFi sur toute la surface. La puissance est limitée à environ un watt par m2. La seconde option utilise une antenne directionnelle afin de créer un hot spot d’énergie (comme dans une douche). L’énergie distribuée peut alors dépasser les 50W au m2, ce qui est suffisant pour alimenter un poste de travail. Le cas d’usage est de créer une station de recharge et de connexion simultanément. Le professeur Spector, qui travaille avec son équipe sur les premiers prototypes, évalue en parallèle les risques sur la santé du PoEWI et déclare ne rien avoir découvert d’anormal, mis à part de possibles désordres capillaires.

Le professeur Spector

Le PoEFI ou PoE FIber permet le transport d’énergie sur fibre monomode. Le PoEFI utilise des diodes laser de puissance et permet la transmission de puissances importantes sur de longues distances. Les premières simulations indiquent que la puissance transportée pourrait dépasser les 100kW! Les cas d’utilisation concernent aussi bien le WAN et le LAN et ouvrent des possibilités inédites de déploiement de réseaux alimentés par les liens télécoms et à plus long terme de bâtiments alimentés par le réseau! Des analystes pensent même que le PoEFI pourrait accélérer les plans de déploiement du FTTH dans le cadre du Smart Grid. Les réseaux secondaires d’électricité pourraient ainsi être remplacés par le PoEFI! La conversion PoEFI – PoE est assurée à l’aide d’un convertisseur opto-électronique.

Convertisseur opto-électronique

En parallèle du support physique du PoEWI et du PoEFI, les laboratoires travaillent à la modification des protocoles de signalisation et de routage afin d’optimiser l’acheminement de la puissance électrique. Ainsi de nombreuses discussions ont démarré autour de l’évolution d’OSPF et BGP (création de nouveaux LSA et d’attributs), de RSVP (réservation de ressource énergétique) ou de PfR (acheminement de l’énergie suivant des chemins optimum).

Le PoEWI et le PoEFI nous ouvrent des perspectives assez stupéfiantes dans le domaine de la distribution électrique. Vivement que les premiers produits arrivent!

Olivier.

Cisco interviewé par Greenpeace

Lors de la conférence COP16 à Cancun en décembre dernier, Greenpeace, par la voix de Jodie Van Horn, a interviewé Monique Meche. Monique Meche, directeur de la politique environnementale globale chez Cisco, répond aux questions posées autour de l’implication de Cisco vis-à-vis des problématiques environnementales.

L’interview, en anglais, donne une bonne synthèse des motivations de Cisco et des axes sur lesquels nous intervenons.

Je suis fier de travailler pour Cisco à la lecture des ces articles! 🙂

Olivier.

Quel avenir pour les TIC dans le développement durable?

Le cabinet d’analyse Gartner publie régulièrement ses prévisions sur les évolutions des TIC. Sa dernière livraison sur le sujet, intitulée « The 2011 Gartner Scenario: Current States and Future Directions of the IT Industry » (référence Gartner: ID Number: G00209949), a été publiée fin janvier 2011.
Parmi les quinze prévisions, le développement durable est particulièrement mis en avant. Gartner prévoit que d’ici 2016, les dépenses de mise en conformité liées au développement durable seront le secteur de dépenses le plus en croissance. Cette croissance sera plus due au marché, à l’économie, aux parties prenantes qu’à la règlementation et générera une meilleure transparence et une performance durable.

Pour ceux qui doutaient encore du bel avenir des éco-TIC !

Olivier.

Quels voeux pour 2011?

Il est de bon ton de souhaiter les voeux de bonne année dès le 1er janvier. Je dois vous avouer que si j’attends le 31, c’est que je manque un peu de perspectives enthousiasmantes dans le domaine du Green IT pour 2011. Sans être pessimiste, je constate que le domaine tient principalement des initiatives individuelles et privées. La règlementation semble figée et je ne vois pas d’incitations nouvelles pour les mois à venir.

Heureusement, je regarde le verre à demi-plein et le soleil revient! L’industrie IT a compris la nécessité d’intégrer l’impact environnemental dans ses démarches. Et les offres produits suivent, parfois trop lentement à mon goût, mais la direction est prise. Les technologies commencent également à être utilisées pour diminuer notre impact environnemental. Et enfin, des partenariats public-privé se créent. Prenons l’exemple du Planetary Skin Institute.

Le Planetary Skin Institute est un institut à but non lucratif cofondé par la NASA et Cisco en 2009, qui a pour ambition d’utiliser les technologies de l’information pour mieux gérer les ressources limitées de notre planète. Six axes d’action sont initiés: Agri-Food (agriculture), Forestry (forêt), Water (eau), Land (gestion des terres), Risk (risques). Pour chacun de ces axes, les technologies de l’information sont utilisées pour réaliser la collecte d’information et la mise en place de plans d’actions concertés avec les acteurs sur le terrain. Les travaux sont tout à la fois théoriques et appliqués.

L’ONU a proclamé 2011 année internationale des forêts; le Planetary Skin Institute devrait contribuer à son succès.

Je souhaite donc que 2011 soit une excellente année du Green IT, à l’exemple de cette illustration IT for Green du Planetary Skin Institute et, bien sûr, je vous souhaite également à titre personnel et professionnel une excellente année remplie de santé, de joie et d’implications fructueuses dans les Eco-TIC.

Olivier.

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