Cisco brille au classement Cool IT Leaderboard

Greenpeace évalue tous les ans les sociétés IT sur leur engagement autour de l’écoresponsabilité.

La sixième édition de ce classement –  le Cool IT Leaderboard – vient de sortir et distingue Cisco où nous nous retrouvons à la première place, ex-aqueo avec Google. 🙂

CoolITCover

Greenpeace évalue les entreprises selon trois critères: les solutions mises sur le marché pour réduire l’impact environnemental, les mesures prises pour  réduire l’impact environnemental de l’entreprise et la contribution au débat public.

Les sociétés sont ainsi passées au crible et doivent présenter à Greenpeace leurs initiatives et leurs résultats de manière factuelle.

Greenpeace a notamment apprécié notre engagement sur nos objectifs de réduction d’émission de CO2. Nous avions un objectif de réduction de 25% de nos émissions de CO2 sur la période 2007-2012 (que nous avons satisfait) et nous venons d’annoncer nos nouveaux objectifs à atteindre en 2017: en absolu (- 40% d’émission de CO2), en intensité (-15% par unité de revenu) et l’intégration des énergies renouvelables (25% en 2017). Ce sont de nouveaux chantiers d’innovations éco-responsables qui s’ouvrent à nous!

Si Greenpeace reconnaît la richesse de nos solutions – notamment EnergyWise – et l’efficacité des actions prises pour réduire notre impact environnemental, nous restons pénalisés par nos prises de position sur la scène publique, jugées en retrait par rapport aux leaders de l’industrie.

Vous trouverez ici le rapport complet et  l’analyse sur Cisco.

Bonne lecture,

Olivier.

Impact de l’économie circulaire sur les biens de consommations: 700 milliards de dollars d’économie par an!!!

La Fondation Ellen MacArthur a présenté lors du Forum de Davos qui se tenait fin janvier la deuxième édition de son rapport sur l’impact de l’économie circulaire en Europe. L’étude cette année a permis de mettre en évidence la pertinence économique de l’économie circulaire sur le secteur des biens de consommations courantes qui représentent environ 60% de la dépense des ménages. L’étude estime les économies réalisées sur les matières premières par une approche d’économie circulaire à 700 milliards de dollars par an! Et elle n’inclut pas les externalités positives amenées au passage comme l’emploi local ou la prévention de la dégradation des ressources naturelles!

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La première étude publiée l’année passée avait mis en avant l’intérêt de l’économie circulaire pour l’économie européenne et avait estimé des gains sur les matières premières de 380 à 630 milliards de dollars par an sur les secteurs des biens manufacturés (plus spécifiquement les voitures, machines à laver et téléphones mobiles).

Les 101 pages de la nouvelle étude reprennent les fondamentaux de l’économie circulaire, examinent les possibilités de transition, chiffrent les impacts économiques et détaillent les scénarios de transition et les nouveaux modèles à mettre en place.

Les TIC s’avèrent essentielles à tous les stades de l’économie circulaire, depuis l’éco-conception, la fabrication, la mise en place du circuit commercial jusqu’au démantèlement et la réutilisation des ressources.

Voilà une mine d’information et de pistes d’innovations à lire et à s’inspirer au plus vite!

Olivier.

Le Green IT a son Master européen, le PERCCOM!

Jusqu’à présent, les études informatiques et télécoms se focalisaient sur la technologie et traitaient les externalités de manière très secondaire. Face à la montée en puissance des systèmes connectés et leur impact dans notre société, à la fois dans les usages, les organisations, les services et aussi sur l’environnement, un groupe d’universités a lancé un Master Erasmus Mundus sur le « PERvasive Computing & COMmunications for sustainable development » afin de créer une cursus technique sur le Green IT.Capture d’écran 2013-01-27 à 19.07.40

Les Masters Erasmus Mundus constituent des formations d’excellences au sein de l’Union Européenne et proposent des cursus délivrés par plusieurs centres de pointes européens. Dans le cas du Master PERCCOM, l’Université de Lorraine à Nancy délivrera le premier semestre avec notamment des cours de télécommunications, de développement durable et d’économie circulaire.

Cisco fait partie des sociétés partenaires associées et contribuera autour de notre approche sur les Eco-TIC, notamment par des solutions comme EnergyWise.

La première rentrée aura lieu en septembre 2013. Une trentaine d’étudiants seront admis pour cette première promotion. Il est temps de vous inscrire à la sélection si maîtriser les Eco-TIC vous intéresse!

Toutes les informations sur le Master Erasmus Mundus PERCCOM sont sur www.perccom.eu.

Olivier.

La plate-forme de gestion de l’énergie à 0 €!

Cisco vient d’annoncer une offre promotionnelle afin d’accélérer l’adoption d’EnergyWise et de la gestion de l’énergie par le réseau IP chez nos clients.

Pour toute commande de commutateur Catalyst 3500/3700 ou 4500E PoE, une licence gratuite d’une plate-forme de gestion d’énergie Joulex, Verdiem ou Computer Associate est fournie. La licence de la plate-forme de gestion d’énergie permet le monitoring de tous les systèmes (systèmes PoE, PC, autres) et le contrôle des systèmes EnergyWise.

De manière plus précise, voici les fonctionnalités disponibles par plate-forme:

Vous trouverez plus de détails sur http://www.cisco.com/go/energywise et notamment une présentation sur le programme.

Bon déploiement d’EnergyWise!

Olivier.

Robert Vassoyan s’exprime sur les Green IT

Robert Vassoyan, Directeur Général de Cisco France, a été interviewé par la revue J3E (Journal de l’Equipement Electrique) sur les contributions des TIC vis-à-vis des enjeux environnementaux. L’entretien est publié dans le numéro de septembre de la revue qui comprend un dossier spécial « Services d’efficacité énergétique – Pour des résultats tangibles et durables ».

Je ne résiste pas au plaisir de partager cet article avec vous.

Bonne lecture!

Olivier.

Le blog Smart Cities est né!

Peut-être avez-vous remarqué que de nouveaux blogs Cisco France étaient apparus?

Je voulais particulièrement souligner le blog Smart Cities qui s’inscrit clairement dans un domaine d’application des éco-TIC. Le concept de Smart Cities fait référence à l’utilisation des TIC pour fluidifier la ville. Nous avons une initiative Cisco sur le domaine de la ville communicante qui s’appelle Smart + Connected Communities. Deux axes d’optimisation existent: un autour de la performance de la ville et l’autre autour des services aux habitants. L’axe d’optimisation de la performance de la ville concerne la sûreté, la gestion de l’énergie, la gestion de l’immobilier, la logistique et les transports. Celui lié aux services aux habitants s’intéresse aux relations avec l’administration, la santé, les loisirs et l’éducation.

Les TIC  deviennent structurantes dans la ville et déterminent la palette de services et le niveau de pilotage que l’on peut en avoir. Le blog Smart Cities l’illustrera et vous y retrouverez de nombreux usages qui transforment notamment l’impact environnemental. Dans les premiers articles, vous y découvrirez les offres de Telepresence publiques qui commencent à apparaître en France et redéfinissent une nouvelle éco-mobilité.

Je vous souhaite une bonne lecture du blog Smart Cities!

Olivier.

L’ADEME s’intéresse à l’économie circulaire

L’ADEME, l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, s’intéresse à l’économie circulaire et a lancé un AMI, ou Appel à Manifestation d’Intérêt sur le thème des biens et services éco-conçus et services industriels.

L’AMI a été lancé le 16 décembre dernier, se clôture le 15 mai et je dois avouer que je viens seulement de le découvrir. 😦

Une enveloppe totale de 200 M€ est mobilisable pour les projets qui seront retenus. Les domaines suggérés dans l’AMI concernent notamment la grande consommation, l’agro-alimentaire, l’hôtellerie, la restauration, les produits et matières de recyclage,… ; cette liste n’étant pas pour autant restrictive à ces thèmes.

J’ai lu attentivement le document et je n’ai pas trouvé de sujet où Cisco pourrait directement participer. Nous avons en effet la plus grosse partie de notre engineering hors de France et la plupart de nos services sont définis de manière globale ou au moins à l’échelle européenne. Difficile donc de participer sur la partie éco-conception de produits ou de services en France.

Par contre, les thèmes proposés demandent la mise en place de nouveaux circuits, courts de préférence. Et la contribution des solutions de collaboration est essentielle pour mettre en relation et accompagner la création de ces nouveaux circuits à travers des places de marché en ligne par exemple. Et là, Cisco peut contribuer! 🙂

Cet AMI est une excellente initiative pour accélérer l’adoption de l’économie circulaire à travers des réalisations concrètes.

J’espère que des postulants nous contacteront afin de travailler sur les aspects TIC de leurs projets…

Olivier.

Les TIC s’intéressent au stockage de l’énergie

Depuis quelques années les TIC s’intéressent au contrôle de l’énergie. Les initiatives autour du Smart Grid sont maintenant bien connues et se déclinent par des solutions de contrôle du réseau de transport primaire et secondaire, des solutions autour du compteur communiquant et des solutions dédiées au contrôle de l’énergie dans le bâtiment résidentiel, industriel ou tertiaire. L’objectif est de fournir, grâce aux TIC, la vision et le contrôle en temps réel du réseau électrique. L’électricité est en effet une énergie de flux, difficile à stocker, et qui nécessite en permanence une équilibrage du réseau entre les systèmes de production et les systèmes de consommation.

Une manière de simplifier l’équilibrage du réseau serait de pouvoir stocker massivement l’énergie lors des surplus de production et de pouvoir consommer cette énergie stockée lors des appels de puissance. Les barrages sont utilisés à cet effet, mais le potentiel hydraulique est largement réalisé et les nouveaux sites sont rares.

Des progrès encourageant ont déjà été enregistrées dans les solutions Smart Grid et les TIC envisagent maintenant de s’attaquer à la question du stockage de l’énergie. L’idée est de mettre la loi (ou la conjecture) de Moore au service du stockage. Dans les TIC, la densité des composants double tous les 18 mois. Il serait intéressant d’obtenir la même dynamique dans le stockage d’énergie.

La loi de Moore appliquée aux processeurs

Or, des progrès considérables ont été effectués dans les mémoires. Les mémoires stockent des bits d’information à base de technologies magnétiques (disques durs) ou électroniques (mémoires flash). S’il est possible de transformer l’énergie magnétique en énergie électrique (cf les équations de Maxwell), la piste des mémoires flash semble plus simple et plus prometteuse, car les mémoires flash stockent de l’information ET aussi de l’énergie directement sous forme électrique (les électrons).

L’idée est donc simple: en augmentant les capacités mémoire, on augmente la quantité d’électrons et donc l’énergie stockée.

Les premiers prototypes reposent sur des mémoires flash dopées suivant la technologie Gordon (probablement en hommage à Gordon Moore), Gordon étant l’acronyme de Good Old Repository of DC current Over Network.

L’interface de connexion repose sur les nouvelles évolutions de l’USB 3.0 qui permettra bientôt de transférer jusqu’à 100W.

Avec les progrès des capacités des mémoires flash, l’industrie des TIC espère ainsi totalement transformer en quelques années  le stockage de l’énergie. Si les prototypes actuels stockent quelques Wh, nous pouvons espérer en dix ans, multiplier la puissance disponible par 128 et obtenir dans une quinzaine d’années quelques KWh… Il sera prochainement possible de disposer dans la poche d’une puissance élevée, mobilisable instantanément, simple à transférer et utilisable de manière universelle grâce à l’interface USB.

Les TIC sont donc en passe de résoudre les problèmes du contrôle et du stockage de l’électricité.

La mémoire flash Gordon est-elle destinée à sauver le monde de l’énergie?

Olivier.

L’immobilier se met au vert

J’interviens depuis plusieurs années sur le sujet de la transformation du bâtiment et de l’immobilier grâce aux technologies de l’information et de la communication. Le sujet a connu un très fort engouement vers 2008, puis j’ai senti que l’intérêt diminuait peu à peu. Les interventions étaient très bien reçues, suscitaient beaucoup de discussions, mais débouchaient rarement sur des projets de transformation.

Depuis quelques mois, je suis à nouveau très sollicité et je sens que les motivations sont différentes. L’heure n’est plus à la veille technologique mais à envisager la mise en place de nouveaux schémas dans l’immobilier. Les divers intervenants de l’immobilier ont muri dans la place du numérique, les préoccupations autour du développement durable augmentent, le coût de l’énergie et de l’immobilier pèse de plus en plus lourd dans les comptes.

J’ai ainsi été invité à présenter au MIPIM (le Marché International des Professionnels de l’Immobilier) à Cannes qui réunissait près de 20000 personnes venant du monde entier. Le salon, qui occupait tout le palais des festivals, débordait également dans de grandes tentes ou des pavillons autour. Tous les acteurs de l’immobilier étaient présents: villes et régions, promoteurs, banques, constructeurs, équipementiers, architectes, etc. J’intervenais dans l’espace Building Innovation où le mot d’ordre était « Think Smart, Build value ».

Il était frappant de constater que le développement durable et la maîtrise de l’énergie étaient affichés dans les priorités des participants.

Si les intentions autour du développement durable étaient explicites, j’ai trouvé que les pistes pour y parvenir n’étaient pas toujours bien nettes.

Ainsi, la contribution des TIC n’est pas toujours bien évaluée. Les systèmes de gestion de l’énergie sont évoqués, permettant d’avoir un pilotage en temps réel du bâtiment, mais le modèle global reste encore bien traditionnel. Les dimensions de transformation de l’immobilier offerts par la mobilité et la collaboration sont trop rarement considérées. La bonne nouvelle est que le numérique commence à être considéré et la création de l’espace Building Innovation au MIPIM est révélateur (même si l’innovation n’est pas que numérique).

Pourtant, des solutions déployées et les modèles économiques existent à travers le monde. Mais les rythmes d’évolution du secteur immobilier ne sont pas les mêmes que dans celui des technologies de l’information et la meilleure pratique y prend beaucoup plus de temps pour devenir la pratique courante.

Alors je continue mes interventions publiques (la prochaine aura lieu lors du salon Bureaux Expo le 3 avril prochain) et mes rendez-vous sur des projets de refonte immobilière. Et au fil des projets, je constate que les TIC sont prises en compte plus tôt dans le cycle de vie du bâtiment, que nous sommes contactés par les services généraux ou les équipes immobilières et non plus seulement par les directions informatiques. L’idée de l’IP comme quatrième fluide du bâtiment, au même titre que l’eau, le gaz et l’électricité, fait son chemin. Le réseau IP permet de décloisonner l’information et de redéfinir la palette de services destinés aux occupants (mobilité, collaboration, information, …) ou à la performance du bâtiment (gestion des énergies, maintenance, occupation,…). Le numérique est une des clés de la transformation du bâtiment vers le bâtiment durable, qui fournit des services aux occupants tout en respectant l’environnement par la maîtrise des ressources.

L’immobilier se met au vert, mais d’un vert encore un peu pâle…

Olivier.

Parlez-vous négaWatt?

La transition vers une société durable, basée sur des principes de l’économie circulaire demande à revoir les cycles de production et à travailler sur une éco-conception où les ressources sont préservées tout au long du cycle de vie du produit. Elle demande aussi à recourir à des énergies renouvelables pour toutes les transformations. L’énergie est donc un élément structurant de nos sociétés.  Et en France, nous ne produisons qu’environ 14% de notre énergie à partir de d’énergies renouvelables (essentiellement hydraulique)…

Comment réussir la transition énergétique ?

C’est l’exercice auquel s’est prêté l’association négaWatt qui vient de publier la troisième révision d’un scénario de transition énergétique de 2011 à 2050 dans un épais ouvrage intitulé le Manifeste négaWatt (publié aux éditions Actes Sud – 20€ chez tous les bons libraires).


Cette étude, unique au monde, est issue de l’association négaWatt composée de spécialistes de l’énergie, travaillant sur une approche systémique de la question de l’énergie à l’échelle d’un pays.

Le livre reprend les enjeux, la situation actuelle, la méthode de transition utilisée et propose un scénario de transition réaliste. Il se lit comme un roman ! Sauf que nous sommes dans la vraie vie et que les solutions proposées ne relèvent pas de la science-fiction… Toutes les technologies décrites sont disponibles aujourd’hui et s’il y aura des innovations dans le domaine des énergies renouvelables dans les 40 prochaines années, le scénario ne dépend pas d’elles pour être viable. Ces innovations ne rendront la transition que plus facile ! Encore faut-il s’engager dans cette voie…

Les piliers du plan

Le scénario négaWatt repose sur trois piliers : la sobriété énergétique, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables.

Sobriété énergétique ne signifie pas indigence ou pénurie. Il n’est pas question d’un hypothétique retour à la bougie mais de partir précisément de nos besoins en énergie dans  les trois usages de l’énergie : la chaleur (et le froid), la mobilité et l’électricité spécifique (éclairage, électroménager, informatique, électronique, force motrice) pour remonter ensuite vers les solutions de fourniture d’énergie primaire.

L’association négaWatt a ainsi collecté et analysé des milliers de paramètres et construit un modèle numérique afin de  simuler le scénario de transition heure par heure jusqu’en 2050 ! En effet, l’électricité est une énergie de flux qui se stocke assez difficilement et il faut en permanence équilibrer le réseau. Les technologies de Smart Grid sont importantes dans ce contexte…

Une pépite : la méthanation

Le scénario négaWatt privilégie la transition douce et la réutilisation de l’existant. J’ai particulièrement apprécié la pépite de l’utilisation de la méthanation.

L’électricité se stocke mal. Aujourd’hui, le surplus électrique est principalement stocké avec de l’hydraulique, en turbinant l’eau à l’aval des barrages vers la retenue d’eau du barrage. Des travaux sont en cours autour du stockage en chaleur, en hydrogène, en air comprimé, mais aucune solution n’est facilement déployable à grande échelle.

La proposition du scénario négaWatt est d’utiliser un procédé inventé par Paul Sabatier, récompensé en 1912 par le prix Nobel de chimie : la méthanation (ou réaction de Sabatier). Ironie de l’histoire, le prix Nobel 1911 de chimie avait été décerné à Marie Curie pour ses travaux sur la radioactivité et a – quelques décennies plus tard – conduit au nucléaire ! Il est peut-être temps de donner à la méthanation sa chance…

La méthanation permet de produire du méthane (CH4) à partir de dihydrogène (H2) et de gaz carbonique (C02). Le méthane compose l’essentiel du gaz naturel (le gaz de ville). La production d’hydrogène peut aisément s’effectuer à partir de l’hydrolyse de l’eau avec de l’électricité. Le gaz carbonique peut être récupéré auprès des processus industriels utilisant la combustion.

L’idée est donc d’utiliser le surplus d’électricité produit par les systèmes renouvelables (éolien, photovoltaïque, biomasse) pour produire de l’hydrogène qui est transformé par méthanation en méthane.

Le méthane est ensuite injecté dans le réseau de gaz pour être stocké et distribué partout en France! Le réseau de distribution de gaz dessert en effet 70% de la population française!

L’électricité, énergie de flux, est ainsi transformée en gaz naturel renouvelable, énergie de stock !

Cerise sur le gâteau, le gaz est très facilement utilisable dans les moteurs à explosion classiques et peut donc servir à substituer au pétrole le carburant de nos voitures. Il faut seulement changer le réservoir de carburant et le carburateur… La combustion ne génère que du CO2 (pas de particules). La question du vecteur énergétique pour la mobilité est donc correctement solutionnée, sans bouleverser totalement le modèle actuel.

Quelle pépite !

Une approche systémique

Le scénario négaWatt ne se limite pas à l’énergie et inclut les questions de l’utilisation des ressources naturelles (pour la nourriture notamment) ou encore l’aspect social (avec la création d’emplois).

L’objectif est de « Léguer à nos descendants non pas des fardeaux et des coûts, mais des bienfaits et des rentes ».

Le manifeste négaWatt fournit un scénario de transition basé sur 10 mesures principales concrètes; elles assurent les orientations structurantes.

Et dès 2045, la France devient autonome à 91% en énergie!

Cette autonomie énergétique a bien sûr une répercussion forte en termes économiques (importations), environnementaux et sociaux (stabilité, des prix, emplois non délocalisables).

N’est-ce pas du développement durable?

Et les éco-TIC?

Les éco-TIC ne sont pas oubliées. Déjà la simulation a été essentielle pour confirmer la véracité du scénario. Et elles sont largement utilisées dans la gestion des énergies (smart grid, efficacité énergétique) comme dans la transformation d’usages (éco-mobilité, mise en place de circuits courts, télécentres (appelés hotels d’activité), etc.).

Quelle suite?

Pendant longtemps, les réponses de nos gouvernants sur la transition énergétiques vers les énergies renouvelables se limitaient à un laconique « ce n’est juste pas possible techniquement». L’association négaWatt prouve le contraire.

La question ne se pose plus maintenant sur le thème de la faisabilité mais sur un choix de société.

Voulons-nous vivre dans une société réellement durable ?

Olivier.

PS : lisez et faîtes circuler ce manifeste négaWatt ! Le débat doit progresser…

EEE ou l’Ethernet à géométrie variable

Ethernet ne finit pas d’évoluer depuis sa création en 1973 par Bob Metcalfe.

L’IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers) gère sa standardisation à travers le groupe 802.3 et a standardisé en septembre 2011 la spécification 802.3az  en inventant l’Ethernet à géométrie variable.

Logo du groupe de travail 802.3az

Logo du groupe de travail 802.3az

La spécification 802.3az ou EEE (pour Energy Efficient Ethernet) a été imaginée pour optimiser la consommation électrique d’Ethernet. La consommation électrique d’Ethernet est fonction de son débit (en fait de la fréquence des horloges utilisées pour transmettre l’information). Plus le débit est élevé et plus les horloges utilisées doivent battre avec une fréquence élevée et consomment d’électricité. Avec les évolutions vers le 10Gb/s, puis 40 et 100 Gb/s à venir, les consommations électriques sont amenées à augmenter.

L’idée de l’Energy Efficient Ethernet est de modifier le fonctionnement de l’interface en fonction du trafic. S’il n’y a plus de trafic à transmettre, l’interface Ethernet bascule très rapidement dans un mode de basse consommation et se contente d’envoyer périodiquement des paquets de rappel (« Refresh ») afin de signaler à son correspondant qu’elle est toujours opérationnelle.

Gestion de la mise en veille et du réveil

Le protocole EEE définit les modalités de mise en basse consommation et de réveil. Les deux extrémités de la connexion doivent supporter EEE pour utiliser ce mode de basse consommation.

Cisco commercialise deux modules Ethernet offrant le support de l’EEE sur le catalyst 4500, un module 48 ports 100/1000 Base-T UPOE et un autre non UPOE (respectivement WS-X4748-UPOE+E et WS-X4748-RJ45-E). Le passage en mode basse consommation réduit d’environ 1 W la consommation par interface.

Module WS-4748-UPOE-E

Module WS-4748-UPOE-E

L’EEE a pour ambition d’optimiser de manière transparente à l’utilisateur la consommation électrique du réseau et résoud de manière élégante l’optimisation énergétique et la continuité de la connectivité.

Décidemment, Ethernet n’a pas fini de nous étonner!

Olivier.

Le rapport RSE Cisco 2011 est disponible!

Le rapport RSE (Responsabilité Sociétale de l’Entreprise) 2011 de Cisco, en anglais CSR (Corporate Social Responsability) est sorti! Il est disponible en ligne sur http://cisco.com/go/csr .

Très bien documenté, il présente la gouvernance, les initiatives et les résultats de l’entreprise dans tous les aspects de la RSE: gouvernance, éthique, chaine de valeur, collaborateurs , environnement, citoyenneté.

Dans l’onglet environnemental les Eco-TIC sont bien sûr à l’honneur puisque nos actions de réductions de nos émissions de CO2 passent par une transformation de nos opérations par les TIC.

Le réseau est au coeur de la transformation et multiplie (ou plutôt divise) notre impact environnemental. Notre objectif de réduction de 25% de nos émissions de CO2 – en valeur absolue – entre 2007 et 2012 est bien engagé (nous sommes à -38% cette année). Il comprend les scope 1, 2 et 3 (émissions directes, indirectes (électricité) et autres émissions indirectes (dans notre cas, les voyages aériens)). Vous pourrez y découvrir les impacts des diverses initiatives autour du réaménagement de nos bureaux, des refontes de data center ou de l’utilisation des solutions de collaboration.

Bonne lecture!

Olivier.

La Fondation Ellen MacArthur en français dans le texte

La Fondation Ellen MacArthur a travaillé dur cet automne et a désormais son site en français (http://www.ellenmacarthurfoundation.org/fr ), avec le /fr qui fait toute la différence! 🙂

De nombreuses vidéos sont également disponibles sous-titrées en français et il est possible de suivre les nouvelles de la Fondation sur Twitter dans la langue de Molière sur @EMacArthurFR.

Le site de la Fondation Ellen MacArthur récèle une mine d’informations sur l’économie circulaire et de liens pour se former, s’inspirer des réalisations, comprendre les enjeux.

A inscrire dans ses favoris!

Olivier.

Le Green paie…

L’éco-responsabilité est-elle payante pour l’entreprise?

La société d’études Interbrand y répond en analysant la valeur des marques, y compris la dimension d’éco-responsabilité dans son étude annuelle. L’analyse porte sur 3000 marques et note à la fois la perception par les clients et la valeur des efforts réels de l’entreprise dans sa démarche d’éco-responsabilité. Une note sur 100 points est établie en incorporant l’évaluation de la gouvernance, des opérations, des flux logistiques, ainsi que la différentiation, l’authenticité, la pertinence, etc.

Cisco entre dans les 10 marques les plus valorisées par sa démarche d’éco-responsabilité. Notons que les sociétés des technologies de l’information y sont bien représentées: 4 sociétés sur les 10 premières marques vertes (et 13 sur les 50 premières) !

L’analyse de Cisco indique: « Cisco’s brand image of global connectivity is an excellent match for its environmental message: technology employed in the service of the ecology. The wired world lowers the burden of physical mail, and video conferencing removes the need for commuting and business travel. Even cloud computing may reduce the overall impact of server rooms. Cisco is leading from the front, rolling out virtual-office initiatives across its operations. In 2006, the company established its Cisco EcoBoard to lead company initiatives for environmental sustainability. It is clearly having an effect. In the performance assessment the brand scores highest in stakeholder engagement, collaborating with partners such as the European Commission ICT for Energy Efficiency Forum and the Environmental Protection Agency. It also scores highest in supply chain and near the top of the pack in transportation and logistics. And yet, while the company launched « One Million Acts of Green » in 2008 to encourage individual actions to help the planet (nearly four million have been completed according to the website), the brand still has a lot of room to improve its perception as the gap between its green performance and perception is surprisingly large.
http://www.cisco.com/web/about/citizenship/environment/index.html  »

Interbrand dans son classement de la valorisation des marques inclut tout de même des mauvais notés de l’éco-responsabilité. Par exemple Google est classé 4è marque la plus valorisée et n’entre pas dans le club de 50 marques les plus éco-responsables…

Si l’éco-responsabilité devient un élément de valorisation de l’entreprise, elle n’est pas encore déterminante.

Le Green paie certes … mais pas encore assez!

Olivier.

Entre désirs et déchets: jusqu’où irons-nous avec l’électronique ambiante ?

Le 27 mai se tiendra un colloque organisé par l’association Vivagora sur cette thématique. Il se tiendra à l’Assemblée Nationale, 101 rue de l’Université à Paris. Les impacts écologiques et sociaux des technologies de l’information seront discutés.

Je suis invité à témoigner des efforts des industriels des TIC, notamment vis-à-vis des diverses initiatives qui ont été entreprises ces dernières années par l’industrie, mais aussi du contexte actuel assez peu incitatif dans lesquels nous évoluons. Les politiques d’achat au moins coutant … ont un coût, souvent pour l’environnement! Et les demandes de nos clients incluent rarement l’impact environnemental comme critère décisif de leurs choix.

Vous pouvez vous récupérer les détails du colloque et vous inscrire sur le site de Vivagora.

Olivier.

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